Ahh.. l'été. Trio explosif composé en théorie de Madame Sea, fidèlement escortée de Messieurs Sex et Sun. J'insiste sur l'aspect purement théorique de ce concept.
Sea, mer, plage, oui bien sûr ! La plage – L'Evènement incontournable des vacances d'été- c'est quand même quelque chose (je pourrais déblatérer joyeusement et durant des heures sur cette vaste -ou pas- étendue graveuleuse qui fait fantasmer quatre-vingt dix pour cent de la population pendant dix mois de l'année ; mais je ne le ferai pas ici) et je ne rencontre là aucun souci : je sais barboter dans l'eau, je sais secouer l'air de rien ma serviette pleine de sable sur le vieux dégueu de derrière qui matte les jeunes filles en fleur (ou pas), je sais esquiver le vendeur de chouchous, et je suis passée maîtresse dans l'art délicat de l'étalage de la crème solaire (comprenez : je n'en mets que quand j'y pense, ce qui est selon moi suffisant). Bref, tout roule « one deu biche ».
Le soleil ne me dérange aucunement, pour être franche, je vis en Bretagne, voilà. Ca y est, je vois déjà vos airs appitoyés (façon « condoléances ») ou moqueurs (façon ... « moqueurs »), mais je tiens à défendre chèrement ma région : nous avons eu un mois de Juin fantastique (je passerai sous silence les hectolitres de flotte qui nous sont sombés sur la tête depuis). Ayant néanmoins hérité des merveilleux chromosomes de ma maman qui m'ont considérablement aidés question épiderme, je vire Salidou (eh oui, il n'y a pas que la pluie en Bretagne ! ) au bout de quelques heures passées sous le Sunlight des tropiques armoricains (où l'amour se raconte en musique, ahhh, Gilbert quand tu nous tient...).
Mais voilà qu'une question épineuse se profile à l'horizon (gris et pluvieux, oui) : l'amour en musique, vraiment ? Car c'est bien ce Monsieur Sex qui me dérange. Non pas que je veuille déjà avoir un aperçu de mes extraordinaires capacités libidineuses (mais si) ; non, sans parler de fesses, parlons d'amour ! Voici la situation : moi, Alice, la quinzaine, déprimant plus ou moins dix mois de l'année au sujet du Prince Charmant que je ne rencontrerai à l'évidence jamais (pendant que d'autres rêvent de « biche »), moi arrivée au mois de Juillet passe subitement du stade « d'étudiante » à celui de « vacancière ». On peut se dire, « on se relâche pendant l'été », « on a moins de pression », eh bien je vous assure que c'est faux !
C'est bien simple : vous êtes seule (ou alone, ou célib, ou ce que vous voulez qui se situe entre zéro et deux, vous avez de la chance, c'est facile) au 1er Juillet, et sachant que vous partez en vacances avec vos chers et tendres parents, vous doutez plus que très fortement de vos chances de rencontrer le grand amour (plus minces qu'une Pringles goût « Barbecue » estimée à 2.859 calories pièce), et vous avez bien raison. Trouver le Prince Charmant se révèle parfois être un remake douteux du célèbre « Mission Impossible ». Alors bon, que faites vous ? Vous glandez, forcément ! Etant donné la très (trop) faible densité de population du village où vous passez trois semaines, vous n'avez que ça a espérer. Lors d'une de vos expeditions « Moi-chercher-quelque-chose-à-faire », vous farfouillez dans la bibliothèque et dénichez (ô miracle) d'authentiques chefs-d'oeuvre de scénario et de syntaxe, j'ai nommé les Harlequins (collection « Blanche » - à l'hopital) ! Merveille des merveilles, vous avez votre baladeur dans la poche et un hamac sous les fesses ; c'est parti pour ce que certains appellent du relâchement (!). Car dans « Tant d'amour à donner », Carrie tombe follement amoureuse du médecin qui a fait renaître sa passion pour la chirurgie, passion disparue los d'un tragique accident où Carrrie a vu mourir sous ses yeux un petit garçon qu'elle aurait pu sauver.Bien sûr, le médecin en question, qui craint d'être séropositif suite a un incident avec une seringue souillée, rêve depuis toujours d'être papa, or, oh, coïncidence extraordinaire, Carrie a une fille ! Ca alors. Le jour où cette dernière demande à Dr Mamour Bis en mariage, ce dernier apprend qu'il n'a finalement pas le Sida. Hourra. Il accepte, et tout finit bien, si ce n'est le petit garçon mort à cause de la négligence de Carrie, mais celui-là, tant pis pour lui, il n'avait qu'à pas s'être étouffé avec une cacahuète. Tout finit bien donc. Comme c'est charmant. Ca y est, vous sentez le coup de blues poindre, avec toute cette guimauve, c'est inévitable.
Pour ne rien arranger, votre baladeur, jusque là adoré, trouve le moyen de diffuser à l'instant précis où vous songez au fait qu ' «être célib' à quinze piges, c'est nul », « I'm in the mood for love », de mon pote Bryan. Zut. Pas de chanec. Car vous aussi, vous êtes in the mood for love. Mais vous connaissez la fin de l'histoire, Ferry Boat va arrêter de chanter, remballer son matos, quitter le studio d'enregistrement, et aller retrouver sa petite femme, le traitre ! Tandis que vous, dans votre hamac, vous allez éteindre voitre mp3 (ou 4, ou ce que vous voulez) et vous serez toujours aussi toute seule. Ca c'est un coup dur. Et certainement pas du relâchement. Qu'importe, bien décidée à contrer la déprime, vous effectuez d'une traite la traversée de la Vallée de la mort locale -soit le trajet hamac-sofa sans pause et chargée d'un énorme livre de 356g- pour rejoindre la télévision que vous allumez séance tenante. Bien prête à retrouver le sourire grâce à la publicité pour « EntreParticuliers.Com » (celle avec le goret qui annonce en « souriant » : « Ca marche ! », et on a vraiment envie de le croire) qui vous fait tant rire, vous déchantez vite en tombant sur la redif' du « Bonheur est dans le pré ». Non, pas ça ! Comme par hasard, aujourd'hui et sous vos yeux ébahis, Jean-Paul réalise que Corrine est la femme de sa vie, l'Irlandais embrasse Marine, et la grosse fille qui met des doudounes Quechua et des Crocs verts va revoir son pote le chauve pour cause de béguin pour l'intéréssé. Comme c'est charmant.
L'été, saison des amours ? Vous étiez pourtant convaincue que c'était le printemps... Enfin, été, printemps, automne ou hiver, la situation reste la même -désespérante- : vous êtes seule, et vous fantasmez sur Guillaume Canet, Christian Bale et Eric Bana en même temps pour tenter de pallier le manque. Pourtant, un petit coup de foudre, ce n'est pas grand chose ! Bon, même s'il n'est pas l'homme de ma vie, tant pis, je ferai avec. Même s'il n'a pas les yeux noisettes ! Même s'il met des chaussettes en plus de ses sandales ??? Non, je rigole hein, je suis peut-être légèrement pas en forme, mais pas desespérée (tout est dans la tête).
Alors, pour se rassurer, vous vous dites que la rentrée en première avec sa nouvelle classe devrait arranger les choses. Sûrement. Exactement comme celle de seconde, n'est-ce pas ? C'est si facile, si plaisant de faire l'autruche et de mettre la tête dans le sable. Pourtant, c'est connu, les hypocrites ne sont pas du goût du Prince Charmant. Dommage. Bon, en attendant, on va retourner à la plage, peaufiner son bronzage, et on en profitera pour secouer avec un petit sourire satisfait le sable de sa serviette sur le vieux pervers de derrière, un peu rassurée quand même qu'une personne sur cette Terre, aussi velue et bedonnante soit elle, s'intéresse à vos fesses...
Sea, mer, plage, oui bien sûr ! La plage – L'Evènement incontournable des vacances d'été- c'est quand même quelque chose (je pourrais déblatérer joyeusement et durant des heures sur cette vaste -ou pas- étendue graveuleuse qui fait fantasmer quatre-vingt dix pour cent de la population pendant dix mois de l'année ; mais je ne le ferai pas ici) et je ne rencontre là aucun souci : je sais barboter dans l'eau, je sais secouer l'air de rien ma serviette pleine de sable sur le vieux dégueu de derrière qui matte les jeunes filles en fleur (ou pas), je sais esquiver le vendeur de chouchous, et je suis passée maîtresse dans l'art délicat de l'étalage de la crème solaire (comprenez : je n'en mets que quand j'y pense, ce qui est selon moi suffisant). Bref, tout roule « one deu biche ».
Le soleil ne me dérange aucunement, pour être franche, je vis en Bretagne, voilà. Ca y est, je vois déjà vos airs appitoyés (façon « condoléances ») ou moqueurs (façon ... « moqueurs »), mais je tiens à défendre chèrement ma région : nous avons eu un mois de Juin fantastique (je passerai sous silence les hectolitres de flotte qui nous sont sombés sur la tête depuis). Ayant néanmoins hérité des merveilleux chromosomes de ma maman qui m'ont considérablement aidés question épiderme, je vire Salidou (eh oui, il n'y a pas que la pluie en Bretagne ! ) au bout de quelques heures passées sous le Sunlight des tropiques armoricains (où l'amour se raconte en musique, ahhh, Gilbert quand tu nous tient...).
Mais voilà qu'une question épineuse se profile à l'horizon (gris et pluvieux, oui) : l'amour en musique, vraiment ? Car c'est bien ce Monsieur Sex qui me dérange. Non pas que je veuille déjà avoir un aperçu de mes extraordinaires capacités libidineuses (mais si) ; non, sans parler de fesses, parlons d'amour ! Voici la situation : moi, Alice, la quinzaine, déprimant plus ou moins dix mois de l'année au sujet du Prince Charmant que je ne rencontrerai à l'évidence jamais (pendant que d'autres rêvent de « biche »), moi arrivée au mois de Juillet passe subitement du stade « d'étudiante » à celui de « vacancière ». On peut se dire, « on se relâche pendant l'été », « on a moins de pression », eh bien je vous assure que c'est faux !
C'est bien simple : vous êtes seule (ou alone, ou célib, ou ce que vous voulez qui se situe entre zéro et deux, vous avez de la chance, c'est facile) au 1er Juillet, et sachant que vous partez en vacances avec vos chers et tendres parents, vous doutez plus que très fortement de vos chances de rencontrer le grand amour (plus minces qu'une Pringles goût « Barbecue » estimée à 2.859 calories pièce), et vous avez bien raison. Trouver le Prince Charmant se révèle parfois être un remake douteux du célèbre « Mission Impossible ». Alors bon, que faites vous ? Vous glandez, forcément ! Etant donné la très (trop) faible densité de population du village où vous passez trois semaines, vous n'avez que ça a espérer. Lors d'une de vos expeditions « Moi-chercher-quelque-chose-à-faire », vous farfouillez dans la bibliothèque et dénichez (ô miracle) d'authentiques chefs-d'oeuvre de scénario et de syntaxe, j'ai nommé les Harlequins (collection « Blanche » - à l'hopital) ! Merveille des merveilles, vous avez votre baladeur dans la poche et un hamac sous les fesses ; c'est parti pour ce que certains appellent du relâchement (!). Car dans « Tant d'amour à donner », Carrie tombe follement amoureuse du médecin qui a fait renaître sa passion pour la chirurgie, passion disparue los d'un tragique accident où Carrrie a vu mourir sous ses yeux un petit garçon qu'elle aurait pu sauver.Bien sûr, le médecin en question, qui craint d'être séropositif suite a un incident avec une seringue souillée, rêve depuis toujours d'être papa, or, oh, coïncidence extraordinaire, Carrie a une fille ! Ca alors. Le jour où cette dernière demande à Dr Mamour Bis en mariage, ce dernier apprend qu'il n'a finalement pas le Sida. Hourra. Il accepte, et tout finit bien, si ce n'est le petit garçon mort à cause de la négligence de Carrie, mais celui-là, tant pis pour lui, il n'avait qu'à pas s'être étouffé avec une cacahuète. Tout finit bien donc. Comme c'est charmant. Ca y est, vous sentez le coup de blues poindre, avec toute cette guimauve, c'est inévitable.
Pour ne rien arranger, votre baladeur, jusque là adoré, trouve le moyen de diffuser à l'instant précis où vous songez au fait qu ' «être célib' à quinze piges, c'est nul », « I'm in the mood for love », de mon pote Bryan. Zut. Pas de chanec. Car vous aussi, vous êtes in the mood for love. Mais vous connaissez la fin de l'histoire, Ferry Boat va arrêter de chanter, remballer son matos, quitter le studio d'enregistrement, et aller retrouver sa petite femme, le traitre ! Tandis que vous, dans votre hamac, vous allez éteindre voitre mp3 (ou 4, ou ce que vous voulez) et vous serez toujours aussi toute seule. Ca c'est un coup dur. Et certainement pas du relâchement. Qu'importe, bien décidée à contrer la déprime, vous effectuez d'une traite la traversée de la Vallée de la mort locale -soit le trajet hamac-sofa sans pause et chargée d'un énorme livre de 356g- pour rejoindre la télévision que vous allumez séance tenante. Bien prête à retrouver le sourire grâce à la publicité pour « EntreParticuliers.Com » (celle avec le goret qui annonce en « souriant » : « Ca marche ! », et on a vraiment envie de le croire) qui vous fait tant rire, vous déchantez vite en tombant sur la redif' du « Bonheur est dans le pré ». Non, pas ça ! Comme par hasard, aujourd'hui et sous vos yeux ébahis, Jean-Paul réalise que Corrine est la femme de sa vie, l'Irlandais embrasse Marine, et la grosse fille qui met des doudounes Quechua et des Crocs verts va revoir son pote le chauve pour cause de béguin pour l'intéréssé. Comme c'est charmant.
L'été, saison des amours ? Vous étiez pourtant convaincue que c'était le printemps... Enfin, été, printemps, automne ou hiver, la situation reste la même -désespérante- : vous êtes seule, et vous fantasmez sur Guillaume Canet, Christian Bale et Eric Bana en même temps pour tenter de pallier le manque. Pourtant, un petit coup de foudre, ce n'est pas grand chose ! Bon, même s'il n'est pas l'homme de ma vie, tant pis, je ferai avec. Même s'il n'a pas les yeux noisettes ! Même s'il met des chaussettes en plus de ses sandales ??? Non, je rigole hein, je suis peut-être légèrement pas en forme, mais pas desespérée (tout est dans la tête).
Alors, pour se rassurer, vous vous dites que la rentrée en première avec sa nouvelle classe devrait arranger les choses. Sûrement. Exactement comme celle de seconde, n'est-ce pas ? C'est si facile, si plaisant de faire l'autruche et de mettre la tête dans le sable. Pourtant, c'est connu, les hypocrites ne sont pas du goût du Prince Charmant. Dommage. Bon, en attendant, on va retourner à la plage, peaufiner son bronzage, et on en profitera pour secouer avec un petit sourire satisfait le sable de sa serviette sur le vieux pervers de derrière, un peu rassurée quand même qu'une personne sur cette Terre, aussi velue et bedonnante soit elle, s'intéresse à vos fesses...