Tuesday 18th of August_________________________________________-__-_______--___"I'm in the mood for love ; Simply because you're near me ; Funny but when you're near me ; I'm in the mood for love".

Tuesday 18th of August_________________________________________-__-_______--___"I'm in the mood for love ; Simply because you're near me ; Funny but when you're near me ; I'm in the mood for love".
Ahh.. l'été. Trio explosif composé en théorie de Madame Sea, fidèlement escortée de Messieurs Sex et Sun. J'insiste sur l'aspect purement théorique de ce concept.

Sea, mer, plage, oui bien sûr ! La plage – L'Evènement incontournable des vacances d'été- c'est quand même quelque chose (je pourrais déblatérer joyeusement et durant des heures sur cette vaste -ou pas- étendue graveuleuse qui fait fantasmer quatre-vingt dix pour cent de la population pendant dix mois de l'année ; mais je ne le ferai pas ici) et je ne rencontre là aucun souci : je sais barboter dans l'eau, je sais secouer l'air de rien ma serviette pleine de sable sur le vieux dégueu de derrière qui matte les jeunes filles en fleur (ou pas), je sais esquiver le vendeur de chouchous, et je suis passée maîtresse dans l'art délicat de l'étalage de la crème solaire (comprenez : je n'en mets que quand j'y pense, ce qui est selon moi suffisant). Bref, tout roule « one deu biche ».

Le soleil ne me dérange aucunement, pour être franche, je vis en Bretagne, voilà. Ca y est, je vois déjà vos airs appitoyés (façon « condoléances ») ou moqueurs (façon ... « moqueurs »), mais je tiens à défendre chèrement ma région : nous avons eu un mois de Juin fantastique (je passerai sous silence les hectolitres de flotte qui nous sont sombés sur la tête depuis). Ayant néanmoins hérité des merveilleux chromosomes de ma maman qui m'ont considérablement aidés question épiderme, je vire Salidou (eh oui, il n'y a pas que la pluie en Bretagne ! ) au bout de quelques heures passées sous le Sunlight des tropiques armoricains (où l'amour se raconte en musique, ahhh, Gilbert quand tu nous tient...).

Mais voilà qu'une question épineuse se profile à l'horizon (gris et pluvieux, oui) : l'amour en musique, vraiment ? Car c'est bien ce Monsieur Sex qui me dérange. Non pas que je veuille déjà avoir un aperçu de mes extraordinaires capacités libidineuses (mais si) ; non, sans parler de fesses, parlons d'amour ! Voici la situation : moi, Alice, la quinzaine, déprimant plus ou moins dix mois de l'année au sujet du Prince Charmant que je ne rencontrerai à l'évidence jamais (pendant que d'autres rêvent de « biche »), moi arrivée au mois de Juillet passe subitement du stade « d'étudiante » à celui de « vacancière ». On peut se dire, « on se relâche pendant l'été », « on a moins de pression », eh bien je vous assure que c'est faux !

C'est bien simple : vous êtes seule (ou alone, ou célib, ou ce que vous voulez qui se situe entre zéro et deux, vous avez de la chance, c'est facile) au 1er Juillet, et sachant que vous partez en vacances avec vos chers et tendres parents, vous doutez plus que très fortement de vos chances de rencontrer le grand amour (plus minces qu'une Pringles goût « Barbecue » estimée à 2.859 calories pièce), et vous avez bien raison. Trouver le Prince Charmant se révèle parfois être un remake douteux du célèbre « Mission Impossible ». Alors bon, que faites vous ? Vous glandez, forcément ! Etant donné la très (trop) faible densité de population du village où vous passez trois semaines, vous n'avez que ça a espérer. Lors d'une de vos expeditions « Moi-chercher-quelque-chose-à-faire », vous farfouillez dans la bibliothèque et dénichez (ô miracle) d'authentiques chefs-d'oeuvre de scénario et de syntaxe, j'ai nommé les Harlequins (collection « Blanche » - à l'hopital) ! Merveille des merveilles, vous avez votre baladeur dans la poche et un hamac sous les fesses ; c'est parti pour ce que certains appellent du relâchement (!). Car dans « Tant d'amour à donner », Carrie tombe follement amoureuse du médecin qui a fait renaître sa passion pour la chirurgie, passion disparue los d'un tragique accident où Carrrie a vu mourir sous ses yeux un petit garçon qu'elle aurait pu sauver.Bien sûr, le médecin en question, qui craint d'être séropositif suite a un incident avec une seringue souillée, rêve depuis toujours d'être papa, or, oh, coïncidence extraordinaire, Carrie a une fille ! Ca alors. Le jour où cette dernière demande à Dr Mamour Bis en mariage, ce dernier apprend qu'il n'a finalement pas le Sida. Hourra. Il accepte, et tout finit bien, si ce n'est le petit garçon mort à cause de la négligence de Carrie, mais celui-là, tant pis pour lui, il n'avait qu'à pas s'être étouffé avec une cacahuète. Tout finit bien donc. Comme c'est charmant. Ca y est, vous sentez le coup de blues poindre, avec toute cette guimauve, c'est inévitable.

Pour ne rien arranger, votre baladeur, jusque là adoré, trouve le moyen de diffuser à l'instant précis où vous songez au fait qu ' «être célib' à quinze piges, c'est nul », « I'm in the mood for love », de mon pote Bryan. Zut. Pas de chanec. Car vous aussi, vous êtes in the mood for love. Mais vous connaissez la fin de l'histoire, Ferry Boat va arrêter de chanter, remballer son matos, quitter le studio d'enregistrement, et aller retrouver sa petite femme, le traitre ! Tandis que vous, dans votre hamac, vous allez éteindre voitre mp3 (ou 4, ou ce que vous voulez) et vous serez toujours aussi toute seule. Ca c'est un coup dur. Et certainement pas du relâchement. Qu'importe, bien décidée à contrer la déprime, vous effectuez d'une traite la traversée de la Vallée de la mort locale -soit le trajet hamac-sofa sans pause et chargée d'un énorme livre de 356g- pour rejoindre la télévision que vous allumez séance tenante. Bien prête à retrouver le sourire grâce à la publicité pour « EntreParticuliers.Com » (celle avec le goret qui annonce en « souriant » : « Ca marche ! », et on a vraiment envie de le croire) qui vous fait tant rire, vous déchantez vite en tombant sur la redif' du « Bonheur est dans le pré ». Non, pas ça ! Comme par hasard, aujourd'hui et sous vos yeux ébahis, Jean-Paul réalise que Corrine est la femme de sa vie, l'Irlandais embrasse Marine, et la grosse fille qui met des doudounes Quechua et des Crocs verts va revoir son pote le chauve pour cause de béguin pour l'intéréssé. Comme c'est charmant.

L'été, saison des amours ? Vous étiez pourtant convaincue que c'était le printemps... Enfin, été, printemps, automne ou hiver, la situation reste la même -désespérante- : vous êtes seule, et vous fantasmez sur Guillaume Canet, Christian Bale et Eric Bana en même temps pour tenter de pallier le manque. Pourtant, un petit coup de foudre, ce n'est pas grand chose ! Bon, même s'il n'est pas l'homme de ma vie, tant pis, je ferai avec. Même s'il n'a pas les yeux noisettes ! Même s'il met des chaussettes en plus de ses sandales ??? Non, je rigole hein, je suis peut-être légèrement pas en forme, mais pas desespérée (tout est dans la tête).

Alors, pour se rassurer, vous vous dites que la rentrée en première avec sa nouvelle classe devrait arranger les choses. Sûrement. Exactement comme celle de seconde, n'est-ce pas ? C'est si facile, si plaisant de faire l'autruche et de mettre la tête dans le sable. Pourtant, c'est connu, les hypocrites ne sont pas du goût du Prince Charmant. Dommage. Bon, en attendant, on va retourner à la plage, peaufiner son bronzage, et on en profitera pour secouer avec un petit sourire satisfait le sable de sa serviette sur le vieux pervers de derrière, un peu rassurée quand même qu'une personne sur cette Terre, aussi velue et bedonnante soit elle, s'intéresse à vos fesses...

# Posté le mardi 18 août 2009 10:16

Modifié le mardi 18 août 2009 11:25

Saturday 1st of August_______________________________________-__-_____--___Je critique, tu critiques, il critique, nous critiquons, et vous rigolez.

Saturday 1st of August_______________________________________-__-_____--___Je critique, tu critiques, il critique, nous critiquons, et vous rigolez.
Me revoilà ! Et j'ai une anecdote à vous raconter finalement ! Bon elle n'est pas exceptionnellement « voilà quoi ! » mais elle fera bien l'affaire. Ca s'est passé hier, après-midi pour être précise. Je vous explique brièvement la situation en quelques mots bien sentis : dans exactement vingt-cinq jours (au moment où j'écris ce texte, en vrai, je pars demain), je serai en train de vomir dans un ferry à destination de la Britannie Majeure. Les boules. Et dire que je fais ça de plein gré... Bref, passons sur ce détail houleux (c'est le cas de le dire) et venons en aux FAITS !

Mon crédit portable est égal à mon âge, il est donc anormalement bas pour une ado de quinze piges qui se respecte (soit cent francs et des brouettes de centimes) et puisque je serai seule en territoire inconnu et hostile (la Guerre de Cent Ans, ça laisse des traces) mes parents (que j'aime quand même) comptent me bigotter quotidiennement (je vous dis pas l'angoisse). Avec seulement cent francs pour quinze jours en territoire inconnu et hostile, ce sera quand même un peu short. Alors, dans leur infinie bonté, mes géniteurs ont décrété qu'une petite hausse (voire dans le cas présent une multiplication par trois) du forfait en question ne serait pas de trop. D'un côté, je critique, je critique, mais je ne pense pas que je serai mécontente d'avoir du crédit à claquer quand les sujets de la couronne m'auront fait ingurgiter des oeufs frits, des trucs à la menthe ou de la Cumberland sauce (I'm dying).

Bref, nous sommes allés chez Orange (eh oui, de vraies victimes de la société de consommation) afin de demander de plus amples informations concernant une éventuelle extension de mon misérable forfait bloqué de CENT FRANCS ET DES BROUETTES – je tiens à le rappeler. Nous entrons donc chez Orange (quel nom naze au passage) le visage épanoui, le coeur en fête, prêts à dépenser nos sousous durement accumulés. Premier truc énervant : on commence par faire la queue. Super. POURQUOI les gens se sentent-ils obligés d'être chiants et de venir chez Orange, TOUS, un LUNDI après-midi ? Si ce n'est pas pour emmerder le monde (en l'occurrence moi), je ne sais pas. Donc on attend, on poireaute, on ce-que-vous-voulez-qui-est-synonyme-de-patienter-avec-énervement pendant un moment.

Il y a un truc qui m'a fait rire à un moment : une petite mamie a limite agressé un petit papy (sauf que elle c'était la cliente, et lui le vendeur, alors politesse oblige, il pouvait pas riposter, le pauvre, mais, c'est ça qui était drôle) parce que sa ligne Télécom avait sauté. Le grabataire a bien tenté de se défendre, oui mais il y avait eu des orages ; peine perdue, la vieille hystéro ne voulait rien entendre, et elle lui a tourné le dos et est partie en plein alors qu'il parlait. Trop drôle. Autant dire que mamie avait les joues qui chauffaient. Enfin, moi et mon père on était pliés, un peu moins Mathusalem, qui venait de perdre une cliente et qui, vu son trop grand âge et la situation socio-économique actuelle, n'allait pas faire long feu chez le marchand de bigots.

Ce petit événement a eu l'avantage de faire un peu passer le temps, et bientôt, on s'est retrouvés avec un type pas du tout avenant et petit en face de nous, qui nous a demandé d'un air passablement ennuyé ce qu'il pouvait faire pour nous. Il m'a immédiatement déplu. Peut être ses yeux à moitié fermés, ou sa voix à moitié polie, ou sa bouche jamais complètement ouverte, je ne sais pas, toujours est il que je le classai dans la catégorie des « personnes qu'on a pas envie de connaître ». J'aurais aimé lui répondre « Commence par nous sourire Passepartout ! » (attention hein, ne croyez pas que je suis une méchante, mais le bonhomme dont nous parlons m'a vraiment chauffé les oreilles) mais je suis bien élevée, polie et tout, alors on a commencé à lui expliquer la raison de notre présence dans ce magasin au nom pitoyable. Lui zieutait un peu à droite, un peu à gauche, et pas du tout en face (là où nous, ses interlocuteurs, nous trouvions). Comme j'avais fini ma phrase et qu'était venu son tour de s'exprimer, j'ai attendu, et lui, qui avait suivi ce qui se passait sur tous les côtés mais pas devant s'est rapidement demandé pourquoi ses clients ne parlaient plus. Je l'ai regardé avec insistance afin qu'il cale que c'était son tour de parler et que s'il n'avait pas suivi, alors il n'avait qu'à improviser, tant pis pour lui, ce n'était pas moi qui allait répéter. Se rendant compte que ni moi ni mon paternel n'avions pas comme objectif immédiat de causer, et qu'il était en faute, il s'est senti obligé d'être poli, et a agrémenté sa question « Je ne crois pas avoir bien compris * tu m'étonnes *, pouvez vous répéter ? * cours toujours * » d'un « s'il vous plaît ». Je vous laisse imaginer les efforts que ça a dû lui coûter. A coup sûr notre homme venait d'épuiser son quota de politesse du mois de Juillet. Touché jusqu'au plus profond de son âme par cette adorable intention, mon papou a daigné réitérer sa demande. L'autre, un peu couillon sur les bords paraissait s'acharner à ne pas vouloir comprendre.

LUI – Une extension du forfait ?
MOI – Oui, voilà, une extension.
LUI, désagréable au possible et sur le même ton qui si on lui avait demandé de résoudre une équation du vingt-quatrième degré, sans calculatrice, et en donnant la réponse en hongrois – Mais qu'est-ce ce vous entendez par extension exactement ?
MOI – Eh bien une augmentation espèce de neuneu ! Heureusement que tu n'étais pas là lorsqu'il a s'agit de faire du feu, parce qu'on serait encore en train de chasser le mammouth par -40°C, sinon !

Non, vous pensez bien que je ne lui ai pas dit ça, mais cette histoire de mammouth m'a amené à penser à Darwin, et je peux désormais l'affirmer avec certitude : l'homme descend bien du singe. Et certains n'ont pas encore bien géré la mutation, ça, c'est en observant l'autre spécimen que je l'ai découvert.
J'étais donc là, à imaginer l'individu trapu et stupide que j'avais en face de moi en train de manger des poux sur la tête de son pote ouistiti, quand mon père a pris la relève au jeu des « questions-réponses ».

MON PAPA , en souriant – Une augmentation du forfait !
L'AUTRE, en souriant façon « rage de dents » - Mais c'est pas une extension ça.

Que voulez vous répondre à ça ? Rien ! Donc, nous n'avons rien répondu, et lui s'est retenu de soupirer avant de nous proposer (ordonner) de le suivre jusqu'à un ordinateur, ce que nous avons fait de bonne grâce.

LUI, (je ne précise pas le ton, j'estime que rendu à ce stade, vous vous êtes fait une idée du personnage) – Vot'numéro ?

Je sors mon portable afin de lui répondre, mais je n'ai pas le temps d'accéder à mon Répertoire que l'autre se sent obligé de commenter ce que je fais.

LUI, comme si je venais subitement de me transformer en rinhocéros laineux – Vous connaissez pas vot'numéro ?!?
Insupportable le type.
MOI, avec un grand sourire – Visiblement non.

Et vaz-y que je te hausse les sourcils tout ce que je peux, et vaz-y que je te crispe la bouche façon « Espèce d'irresponsable, les jeunes tous les mêmes, je sais comment ça finira ». Mais je décide de passer outre (je n'ai pas vraiment le choix) et lui donne mon numéro aussi amicalement que possible (c'est à dire assez sèchement rendu à ce stade). Il entre les chiffres, et tape Entrée et ... et rien. L'ordi beugue. Manquait plus que ça. Alors on prend notre mal en patience, fermement décidés à garder le contrôle de nous-mêmes. Mais voilà que l'autre riquiqui se met à vouloir chanter ! Je vous le donne en mille, le voilà qui annone bêtement je ne sais quel air dont la vacuité prend tout son sens dans sa bouche. Là, garder son sang-froid devient difficile, et même le bon vieux Clint avec son chapeau de cow-boy et son brin de paille entre les dents aurait eu du mal à ne pas dégainer son Colt et transformer le crâne de l'autre en passoire. Je ne suis pas Clint Eastwood. Alors j'essaie de m'imaginer, dans les grandes steppes arides de l'Arizona... et miracle, l'autre neuneu la boucle ! Pour me donner une nouvelle raison de le zigouiller.

LUI – Mais, en fait, vous aviez pas besoin de v'nir ici, il suffisait d'ach'ter une recharge.
MOI, fermement décidée à me montrer gentille – Justement, je ne sais pas trop comment ça se passe.
LUI – Bah on vous l'a expliqué.
MOI, moins gentille – Eh bien... non * sourire Colgate * (je signale qu'en espagnol "Colgate" se traduit par "va te faire pendre", inutile de préciser que je pensais très fort en espagnol à cet instant)

Et il recommence son cirque à grands coups de sourcils et de moues dubitatives. A ce moment là, je n'avais qu'une envie : lui crever les yeux. Je sais pas pourquoi, mais sur le coup, ça me paraissait être une bonne idée. Mais je me suis retenue vous pensez, sauf que lui semblait décidé à nous mettre à l'épreuve, et il m'a littéralement achevé avec un interminable :

LUI – Ahhh boooooooooonnnnnnnn ?
Seigneur, je vous ne prie, empêchez moi de faire des bêtises.
MON PERE – Oui, en fait, c'est pour ça qu'on est venus.
LUI, semblant désireux d'insister – Mais le vendeur ne vous a rien expliquéééé ?
MON PERE – Non.
LUI – Et vous n'en avez jamais eu besoiiiinn ?
MOI – Non.
LUI – Aaaahhhh...
MON PERE – Il faut un début à tout !

On était pourtant partis pour s'entendre comme larrons en foire, mais une acolyte de l'autre ostrogot nous interrompt soudain. L'autre andouille semble en effet avoir quelqu'un qui le demande au téléphone.
LA VENDEUSE, pour nous rassurer – C'est très professionnel.

Ah. D'accord. Bon, puisqu'on a fini par s'habituer, on attends. Étrangement, la conversation semble porter sur un tas de choses excepté le domaine professionnel. Comme c'est amusant. A moins qu'on ne dise « gros bisous, à tout de suite ma puce » à son chef avant de raccrocher. Après tout, les moeurs ne sont peut-être pas les mêmes chez Orange...

LUI, excédé, car c'est à cause de nous qu'il a dû raccrocher, le pauvre chat : « Excuse, j'ai des clients; mais je finis vite avec eux et je te rappelle tout de suite » - Donc voilà, allez acheter une recharge mobicarte.

Pas d'excuses. Il est vrai que c'est parfaitement normal de papoter gaiement avec sa chère et tendre alors que l'on se trouve avec des clients, que demande le peuple à la fin ? Enfin, au point où on en est...

MON PERE ET MOI – Merci, c'est ce qu'on va faire.
LUI – C'est ça au revoir.

Je crevais d'envie de le frapper, mais je me suis contentée de sortir, les joues au moins aussi rouges que celles de la mamie. Je n'avais pas complètement perdu ma journée finalement : j'avais une « extension de forfait » et une anecdote « voilà-quoi ! ».

Et puis, c'est Darwin qui serait content : je venais de trouver le chaînon manquant.

# Posté le samedi 01 août 2009 15:30

Modifié le mardi 18 août 2009 10:12

Sunday 5th of July_____________________________________________________Ruled by secrercy...

Sunday 5th of July_____________________________________________________Ruled by secrercy...
Bon. Voilà.

Ca fait un moment déjà que l'idée me trotte dans la tête, alors vu que je m'ennuie à mourir en ce second dimanche de vacances, je me suis dit qu'exploiter le temps perdu ça pourrait me permettre de mettre mon projet à exécution. Mon projet, mais quel projet me direz vous ? Ne vous attendez pas à des miracles, je n'ai pour le moment qu'assez d'énergie pour réussir à taper quelques mots sur mon clavier, alors pas de trucs extraordinaires genre traverser la mer Noire à dos de morgate ou encore réussir à créer de l'eau, non non et non. Mon seul objectif actuellement c'est d'écrire. Seulement, c'est plus facile d'écrire quand on a quelque chose à défendre ; mais la survie des ours polaires (vous saviez qu'ils étaient gauchers ?) au Groënland semblant déjà l'affaire de Greenpeace et l'abolition des OGM celle de ma copine Claire, je me suis donc retrouvée sans aucune raison de militer. On peut écrire pour dénoncer mais aussi pour informer, cependant je n'estime pas à quinze ans être apte à aller interviewer les plus grands (ni les plus petits d'ailleurs) de ce monde. Pas d'accusation, pas d'information, mais que pouvais-je faire ? Raconter. Raconter, oui, voilà qui me plaisait.

Alors j'ai pris ma plus belle feuille blanche, mon plus beau stylo bic et je me suis penchée sur mon bureau, prête à noircir des kilos de pâte à papier. Mais en lieu et place d'écrire de grandes et belles phrases pleines de sens et bien tournées, j'ai finalement gribouillé ma pauvre feuille qui a rapidement fini à la poubelle ( sans que j'ai écrit de l'autre côté ! Pas un mot à Claire, elle m'aurait fait avaler le contenu de ladite corbeille à papier pour avoir contribué à la déforestation en Amazonie). La raison de ceci ? Elle est bien simple, et je vous la traduirai en quelques mots : aucune inspiration ! La page blanche, voilà le pire ennemi de l'écrivain (moi, la grosse tête ? Que nenni, je tente de me projeter dans mon futur, c'est tout). Aucune idée donc. Bon, en tant que fille bien comme il faut, j'ai lu que le meilleur moyen de la trouver, cette saleté d'inspiration un peu lunatique sur les bords, c'est dans la vie de tous les jours. Et c'est après de mûres réflexions que je vous annonce aujourd'hui cette nouvelle sans précédents qui changera à coup sûr la face du monde : je me lance dans la rédaction d'un diary.

Comme vous êtes décidément très curieux, vous vous demandez sûrement pourquoi diary ? Les moins ignares d'entre vous saurons sans doute que diary est un mot anglais couramment traduit en français par le terme « journal intime ». Mais je trouve ça un peu pompeux « journal intime », et puisque vous me lisez en ce moment, c'est que ce prétendu journal n'est pas si intime que ça. Étant une fille qui déteste les contresens et les pompeuseries en tout genre, j'ai de suite et ad vitam rayé ce titre éventuel. Bon, pas de « journal intime », mais quand même, dans le fond, c'était un peu mon objectif. Alors, mon penchant Hardy reprenant le dessus (ne commencez pas à râler sous prétexte que je passe mon temps à critiquer alors que je ne suis en vérité pas foutue d'orthographier correctement un mot simple ; j'ai écrit Hardy avec une majuscule et un « y » en toute connaissance de cause, car je n'ai pas de penchant « hardi » connu, mais un penchant « Hardy » officiel lui, ce nom étant celui de ma grand-mère maternelle, grand-mère ayant des origines anglaises, d'où ce qui suit), je me suis dit que tourner ça façon rosbif, ça sonnerait tout de suite mieux.

Le fond est le même, je vous l'accorde, mais je trouve personnellement que ça rajeunit sacrément la façade « diary » au lieu de « journal intime ». Et je tiens à signaler aux puristes, aux français purs et durs qui persistent à vouloir manger dans un « restaurant rapide » (un fast food quoi, mais bon, apparament, il y en a que les langues étrangères rebutent ; les français, chauvins ? Noooooon...) qu'il existe une série -connue de pas mal de gens- dont le nom est quand même « Os ». Je parle bien entendu de la fort bien nommée « Bones » qui aurait sans doute moins de succès si les traducteurs faisaient correctement leur boulot. Imaginez un peu les conversations que ça engendrerait ! Du genre « Ohhh, j'ai manqué un morceau d'os hier, que s'est il passé ? ». Franchement, vous y croyez vous ? Je peux cette fois ci conclure sans trouver d'opposants : oui, le fond est le même, mais j'ai remanié la forme, ce qui est parfois cruellement nécessaire.

DONC, j'ai l'honneur de vous apprendre l'inauguration de « Alice's diary » (soit le journal intime d'Alice pour les emmerdeurs). Voilà, voyons ça c'est fait * raye mentalement la mention « inauguration » *.

Il est usuellement de bon goût de se présenter en commençant son journal, mais étant anticonformiste (non, ça c'est faux, mais j'aime bien ce concept), je ne le ferai pas – et toc. Je pense que laisser les gens me découvrir à travers ma vie quotidienne est mille fois plus intéressant que commencer par rédiger un pseudo-CV à partir duquel les gens partent la tête pleine de préjugés. Vous vous ferez votre avis au fur et à mesure. C'est mieux comme ça.

Maintenant, li faudrait un truc à raconter, quelque chose un peu spécial, un peu ouf, un peu ... « voilà quoi ! ». * Passe en revue les anecdotes « voilà quoi ! » * FAILURE. Ah, pas d'anecdotes « voilà quoi ! » en réserve. Tant pis, vous me pardonnerez si vous le voulez bien : je suis encore jeune. Je vais plutôt vous inciter à aller voir « Whatever works » pour me rappeler comment l'expression est traduite, parce que le film à beau être très bien, j'ai oublié...

Bien amicalement,
Alice, depuis le Pays des Merveilles.


# Posté le mercredi 08 juillet 2009 16:29

Modifié le jeudi 09 juillet 2009 11:49